Les Eurythmies réveillent le pays Baralbin

Tout en douceur, comme un rayon de soleil sur la grisaille ambiante, reviennent les Eurythmies ! Ce festival, né il y a 16 ans, rythmera l'agenda de Bar-sur-Aube et ses environs, le temps d'une semaine, du 27 juin au 3 juillet. A 15 jours du coup d'envoi, Barnabé, président du festival, nous en livre la philosophie et le programme.

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Le Troisième Œil : Bonjour Barnabé. Commençons par un mea culpa : je n'avais jamais entendu parler des Eurythmies. C'est à ça que sert le Troisième Œil, n'est-ce pas ? Comment s'annonce cette 16ème édition ?

Barnabé : Excuses acceptées. Le festival s'annonce très bien ! Quelques ajustements de dernière minute, c'est inévitable, mais tout s'annonce sous les meilleurs auspices. Le programme sera riche et varié, comme promis !


LTO : ... et comme d'habitude !, si j'en crois la diversité des artistes qui sont déjà passés vous voir.

Barnabé : Oui, le festival a toujours voulu montrer les arts vivants dans toute leur diversité et les faire venir dans notre belle région baralbine. Notre équipe permanente, une dizaine de bénévoles, abrités sous l'aile de la Maison pour Tous de Bar-sur-Aube, cherche sans relâche des compagnies, des groupes et des idées nouvelles. Nous fonctionnons au coup de cœur, sans chercher à être particulièrement consensuels, quitte à surprendre un peu le public !

 

LTO : Cette année, je vois : du folk québécois (Coco Méliès), du théâtre (Cie La Strada), de la chanson française (Célestin), de l'Afro ratata (Jacob Diboum), du rock (Alme Encriada), le banjo et le piano désaccordé d'Ernest... et beaucoup de cinéma ! Ce n'est pas courant…

Barnabé : Nous avons la chance à Bar-sur-Aube d'avoir un cinéma et une association très dynamique avec Le Vagabond. L'an passé, nous avions proposé avec eux et grâce aux Passeurs d'Images une séance de cinéma en plein air qui a eu du succès… Nous recommençons donc cette année, avec la projection d'un long métrage à Ailleville le jeudi. Samedi, au Vagabond, une série de quatre courts métrages d'animation sera proposée sous la forme d'un ciné-concert avec L'Usine à Pistons

 

LTO : Le festival est donc itinérant, pas uniquement basé à Bar-sur-Aube ? 

Barnabé : En effet. Nous tenons beaucoup à ce format des « Fugues» dans lequel trois communes (cette année Arconville, Ailleville et Champignol-lez-Mondeville) accueillent des artistes ou des films. Nous voulons renforcer cet ancrage local, en sollicitant les mairies et les bonnes volontés, afin de redynamiser le secteur et montrer qu'il est possible de faire de beaux projets y compris dans des zones rurales et avec de moins en moins de moyens financiers.

 

LTO : Comme souvent, les moyens humains compensent, au moins partiellement… 

Barnabé : Sur ce point, je ne peux que remercier les dizaines de bénévoles qui s'activent pour que le festival se déroule au mieux. La meilleure des récompenses, c'est que les artistes et les groupes sont tellement bien reçus qu'ils nous font une pub d'enfer auprès de leurs amis, et que nous croulons sous les demandes ! Le public aussi répond présent, c'est très encourageant.

 

LTO : Non seulement vous accueillez bien les artistes et le public, mais vous avez également une politique de prix très, très accessible ! 

Barnabé : Notre volonté est de faire un festival local, familial, diversifié, de haute qualité… et ouvert à tous. Avec des événements gratuits et des spectacles à 8 ou 10 €, gratuits pour les moins de 12 ans, nous espérons ne bloquer personne et ouvrir les portes à un maximum de spectateurs de toutes conditions.

 

LTO : Et le dimanche, c'est relâche ?

Barnabé : Exactement ! C'est le jour de détente en famille par excellence. Le parc de l'espace Davot accueillera tout le monde durant l'après-midi, que nous espérons évidemment ensoleillée et propice à la relaxation. Il y aura de tout : ateliers, jeux, démonstrations par des sections de la Maison Pour Tous, un petit concert, un spectacle de théâtre de rue (Capharnaüm Carnaval)… Et la clôture se fera comme d'habitude sur une touche d'humour, par le « One gonzesse show » d’Emilie Delétrez, qui brosse le portrait de personnages hauts en couleurs dans son « Art (in)délicat de la Féminité ». 



PROGRAMME COMPLET


lun.27 juin : "Coco Méliès", folk. Maison des Arts de Bar-sur-Aube, 20h30, 10/8€.

mar.28 juin : "Le bureau national des allogènes", théâtre par la cie La Strada. Espace Davot de Bar-sur-Aube, 20h30, 10/8€.

mer.29 juin : "Célestin", chanson. Salle des fêtes d'Arconville, 20h30, 10/8€.

jeu.30 juin : "Cinéma en plein air". Ancien stade d'Ailleville, 22h, entrée libre.

ven.1er juillet : "Jacob Diboum", musique du monde. Salle des fêtes de Champignol-lez-Mondeville, 20h30, 10/8€.

sam.2 juillet : "Voyages dans la cour des quatre saisons", ciné-concert par l'Usine à pistons. Cinéma le Vagabond, 14h, 5,5/4€.

sam.2 juillet : "Ernest". En première partie : "Alma encriada", rock fusion. Place du jard de Bar-sur-Aube, entrée libre.

dim.3 juillet : "Spectacles en famille", jeux, ateliers, concerts... Jardin de l'Espace Davot de Bar-sur-Aube, 14h-17h30, 5€/entrée libre - de 3 ans.

dim.3 juillet : "L'art (in)délicat de la féminité", one gonzesse-show par Emilie Delétrez. Espace Davot de Bar-sur-Aube, 20h30, 10/8€.