Elle ne rend pas les armes… etc.

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L’orchestre symphonique Confluences vs Jane Birkin : la rencontre entre le vaisseau amiral barré par Philippe Lerichomme et la pirate échouée avait de quoi susciter curiosité, méfiance et excitation mêlées.
Dès « Ces petits riens », les couleurs dominantes se dévoilent : la formation symphonique joue autant sur une mer d’huile qu’avec la houle du large, s’aventurant parfois dans les zones les plus reculées du répertoire, redéfrichant « Jane B » et « Lost Song ». C’est surtout quand il détonne que l’hommage étonne, insufflant à la « Valse de Melody » une intensité verticale et au « Requiem pour un con » un groove surprenant de férocité.

Côté Jane, c’est autant Gainsbourg par Birkin que pour elle. Prête à se briser, elle décadre le chant, surprend en enfilant le pull marine d’Adjani et délivre le set de la mélancolie par la légèreté de « la gadoue ». Ses retrouvailles avec la musique et les mots de Serge restent sa grande affaire et, contrairement à la trompeuse et émouvante Javanaise finale, jamais le temps d’une chanson.