Belmont Witch + Os Noctàmbulos + Arrows of Love - 12 Mars 2019

Comme le Troisième Œil vous l'avait annoncé, Datapanik a soufflé sa première bougie ce 12 mars 2019. Pour marquer le coup, c’est à la Chapelle Argence qu’Alex, fondateur de l’association, a convié les troyens. Menu de cette soirée.

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#1 : Entrée : Belmont Witch et sa pop lo-fi.

« C’est cool il y a du monde, on avait peur à cause de la pluie », a annoncé en milieu de set Michèle, la chanteuse du groupe. On a partagé ses craintes. Le public était cependant au rendez-vous et avait bravé les intempéries, mais malgré le très bon set du groupe, avec notamment un chant en espagnol sur de nombreux morceaux dont le contraste avec des guitares plutôt violentes donnait un mélange assez intéressant, il restait timide. On a pu néanmoins apercevoir une personne bouger devant la scène. On l’a reconnu à sa moustache : Nick Wheeldon encourageant ses collègues d’un soir.

#2 : Plat principal : Nick Wheeldon et son groupe Os Noctàmbulos.

Nick Wheeldon n’est pas inconnu du public habituel de Datapanik. Il était en effet déjà venu à Troyes notamment avec un autre projet, The Necessary Separations. C’est dans un autre cadre qu’il s’est produit ici, dans une salle plus grande et devant un public beaucoup plus nombreux. Chant proche de la country et du rockabilly, mélodies folk, guitares surf, énergie garage à la limite du punk, Os Noctàmbulos constitu à lui seul une illustration parfaite de cette première année de Datapanik. Le set se clos tel des chaises musicales : le batteur et la bassiste changent de rôle, et Nick Wheeldon invite la chanteuse et la batteuse du premier groupe à venir chanter avec lui la dernière chanson.

#3 : Cerise sur le gâteau : Arrows of Love

Outre le clin d’œil à la conclusion de la première année de Datapanik, Alex nous avait confié que la soirée à la Chapelle Argence était motivée par la volonté de voir jouer Arrows of Love, groupe taillé pour le live, sur une vraie scène. Et effectivement, on se souviendra certainement de leur set. Puissant, tant par la technique que par les coups portés par le batteur : deux mini pauses nécessaires pour réparer la grosse caisse ! Trois coups de gaffer et The Show Must Go On. Le set post-punk a des allures de concert de metal : le public est chaud, on peut apercevoir quelques headbangs. « The Knife » représente bien le groupe, et l’ascension émotionnelle qu’on peut ressentir pendant le set. Il se termine en beauté par la présence du chanteur dans le public.

Ce plateau franco-britannique dynamique, tout en crescendo, a réussi à capter ce public venu malgré la pluie. Et pas seulement le noyau d’habitués des concerts Datapanik. Alex Horn a réussi à fédérer les amateurs de rock indé grâce à ce plateau de groupes talentueux qui nous ont servi du rock dans divers styles, pour tous les goûts.