Retour sur la collecte de jouets « You Rock My World »

Solidarité et culture s'étaient donné rendez-vous le 16 décembre à l'Arrivage.

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Samedi 16 décembre avait lieu à l’Arrivage la troisième édition de You Rock My World, alliant solidarité et culture, puisque moyennant un cadeau (jouet, jeu, livre…), les troyens ont pu profiter d’une après-midi de convivialité (avec des jeux de société notamment) et de deux concerts.

La formule, assez répandue à travers la France, a le mérite (outre son utilité sociale), de placer d’office l’événement sous le signe de la convivialité.

La preuve avec Les Galops, les premiers de la soirée à jouer. Bien connus du public local pour leurs adaptations festives de classiques de la chanson française à l’aide d’une guitare, d’un accordéon et d’une batterie rustique, les Galops ont pour le coup commencé leur set dans un registre instrumental, allant chercher leurs morceaux dans plusieurs répertoires traditionnels (folklore celtique, tarentelle…) avant de revenir à leurs fondamentaux. Actualité oblige, la première des reprises fut Les portes du pénitencier, puis Aznavour, Adamo ou Renaud ont également vu leurs chansons réinterprétées par le trio. avec parfois Les spectateurs ont pu écouter des transitions aussi diverses que les Dropkick Murphys…ou la Lambada. Changeant de lieu en fonction des morceaux, réduisant la frontière entre eux et le public, les Galops ont une fois encore séduit le public.

Ce fut ensuite le tour de Bazbaz. « Punk lover » selon les organisateurs, chantre du raggamuffin français dans les années 90, Bazbaz officie désormais dans un registre de la chanson française en mode crooner, comme le montre son dernier album Café, sorti en août 2016. Après tout, même les anciens punks comme Kent se sont également convertis…

Seul sur scène, Bazbaz a offert au public un savant mélange d’influences. Pendant que ses rythmiques de clavier oscillaient entre jazz, soul, groove et funk, son chant rocailleux évoquait finement l’amour sous toutes ses formes, autant spirituel que charnel. « Attention les filles, le Bazbaz arrive en ville » chante-t-il d’ailleurs dans un mélange d’autocélébration hip-hop et d’autodérision punk. Bazbaz a ainsi démontré, si besoin en était, la parfaite compatibilité entre influences américaines et chant en français, si tant est que ce soit bien fait. Et comme un clin d’œil aux Galops, l’un des derniers morceaux fut également une reprise d’un classique de la chanson française. Papa Tango Charlie, de Mort Schuman. La classe.